lundi 24 novembre 2008, 14h31

Les employeurs du spectacle vivant (musique, théâtre, danse...) ont dénoncé lundi à Paris un "plan de récession" imposé selon eux par le gouvernement et réclamé une "loi d'orientation et de programmation" pour leur secteur.

Les représentants de 18 organisations membres de la Fédération nationale des employeurs du spectacle vivant public et privé (Feps) ou de l'Union fédérale d'intervention des structures culturelles (Ufisc) se sont réunis au Théâtre du Rond-Point pour faire part de "la peur de toute une profession", selon le président de la Feps, Jean-Marc Bador.

"Nous souhaitons que la ministre de la Culture (Christine Albanel) nous accorde un entretien en urgence", a ajouté M. Bador, rappelant que les Entretiens de Valois devant aboutir à une réforme du spectacle vivant doivent se terminer "au plus tard le 15 décembre".

La Feps et l'Ufisc, qui représentent la totalité des employeurs du secteur, demandent "le dépôt et le vote d'une loi d'orientation et de programmation pour le spectacle vivant, assortie d'un protocole de décentralisation" pour mieux définir les relations entre Etat et collectivités territoriales.

Les deux fédérations, tout en jugeant "convenable" le budget alloué au spectacle pour 2009, estiment que "la confirmation d'un gel (des crédits) de 5% fragilise dangereusement" le secteur.

Elles réclament "une rallonge budgétaire de 50 millions d'euros pour conforter la création et la diffusion", "le dégel total du budget du spectacle vivant pour 2009" ainsi qu'une "augmentation" de ce même budget "en 2010 et 2011 au minimum égale à l'inflation".

En outre, la Fesp et l'Ufisc regrettent que "la dimension européenne de la culture n'ait pas été un axe plus fort de la présidence française de l'Union" et déplorent que les "dotations culture" du ministère des Affaires étrangères soient "en baisse d'au moins 20%".