L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) nous informe sur les maladies vectorielles, leurs dangers, leur mode de contamination et les précautions à prendre pour s’en prémunir.

Les maladies vectorielles transmises par des vecteurs comme les moustiques, poux, tiques, mouches, gastéropodes tuent plusieurs millions de personnes dans le monde. Pour la Journée Mondiale de la Santé, l’OMS alerte les populations sur les dangers de ces maladies, leur mode de contamination et les précautions à prendre pour s’en prémunir.

Le paludisme fait le plus de victimes

Moustiques, tiques, poux…. ce sont de tous petits organismes porteurs de maladies graves qui sont responsables de la mort de plusieurs millions de personne dans le monde. Parmi ces maladies à transmission vectorielle, le paludisme est celle qui fait le plus de victimes. Selon les estimations de l’OMS, il a été responsable de 660 000 décès en 2010, pour la plupart des enfants africains. En revanche, la maladie à transmission vectorielle qui se propage le plus rapidement dans le monde est la dengue, dont l’incidence a été multipliée par 30 au cours des 50 dernières années. En effet, ces maladies sont apparues dans des pays comme le sud de la France, la Chine, le Portugal ou la Floride où elles étaient auparavant inconnues et le paludisme a réapparu dans des secteurs où elles avaient disparu. En cause, la mondialisation, les voyages, les problèmes environnementaux, comme le changement climatique et un mode de contamination hyper « efficace » de ces maladies par simple piqûre de moustique. Chaque année, des voyageurs infectés venant de territoires où sévissent ces maladies (Océan Indien, Antilles, Guyane et Asie du Sud-est en particulier), « introduisent » ces virus en métropole.

Des efforts de prévention essentiels

Dans toutes les zones à risques (pays tropicaux) et en cas de déplacement dans ces zones géographiques à fort taux de maladies vectorielles, l’OMS rappelle qu’ «il faut se faire vacciner contre la fièvre jaune, porter des vêtements couvrants, dormir sous une moustiquaire, appliquer des produits répulsifs et supprimer les gîtes larvaires à l’intérieur et autour de son habitat (les zones d’eau stagnante comme les dessous de pots, les déchets, les gouttières, etc.) ».